La « start-up économie » et l’arrivée des millenials sur le marché du travail ont bousculé les codes vestimentaires traditionnels en entreprise. Mais si une tenue « décontractée » est désormais admise dans le cadre d’un entretien de recrutement, les fautes d’orthographe dans un courrier de candidature ou un CV restent en revanche toujours éliminatoires.

Avec l’effacement des frontières entre les sphères privées et professionnelles, le dress code dans les entreprises s’est désormais assoupli, à l’exception de secteurs comme la finance, la banque ou l’immobilier où le sacro-saint costume-cravate pour les messieurs et le tailleur pour les dames restent de rigueur. Quant au vêtement de travail, s’il reste obligatoire dans l’industrie ou le BTP, par exemple, son port se justifie pour d’évidentes raisons pratiques liées à la nature des travaux réalisés et par des impératifs de sécurité ou d’hygiène. En dehors de ces secteurs d’activité, bien spécifiques, la plupart des entreprises autorisent une certaine souplesse dans les tenues. Jusqu’à un certain point tout de même : le chemisier transparent porté sans sous-vêtement ou le bermuda et les tongs, même pour des collaborateurs sans contact avec le public, ne sont toujours pas admis. Les juges ont d’ailleurs donné raison aux employeurs qui avaient engagé des procédures de licenciement à l’encontre de leurs salariés, dans de tels cas. 

Autant de dress codes que de cultures d’entreprise

L’absence de consignes claires de la part des directions RH ou des dirigeants sur la question du dress code n’empêche pas pour autant certaines règles implicites liées à la fonction ou au secteur d’activité… De la même façon qu’on n’imagine pas de se retrouver face à un juriste habillé en baggy, on n’attend pas d’un webdesigner qu’il porte un costume cravate. Les codes vestimentaires créent donc toujours la fonction et renvoient aux qualités qui en sont attendus : rigueur dans un cas, créativité dans l’autre. En dehors de ces exemples volontairement antagonistes, la règle en matière de dress code est qu’il n’en existe pas une mais autant que de cultures d’entreprise. Dans le cas d’un recrutement, l’idéal est de se renseigner en amont sur le ou les codes vestimentaires en vigueur dans l’entreprise. Un moyen simple de le savoir est d’observer la tenue des salarié(e)s qui y travaillent. Dans le doute, nous conseillons aux candidats de choisir des vêtements sobres, dans lesquels ils sont à l’aise : inutile donc de vous astreindre à porter des talons ou une veste de costume si vous n’en avez pas l’habitude. 

Soignez l’aurttografe !

L’orthographe reste en revanche un des premiers critères de sélection pour les recruteurs, quel que soit le poste à pourvoir par le candidat. Selon Christelle Martin Lacroux, chercheuse en sciences de gestion, une lettre de candidature ou un CV truffé de fautes est toujours perçu comme « un manque de respect ou de politesse, voire de professionnalisme. Pour certains recruteurs, cela pose même des questions sur l’intelligence du candidat ! ». Dans le doute, il est donc fortement recommandé de faire relire ses courriers avant de les adresser à l’entreprise, même pour les métiers faiblement qualifiés où l’orthographe n’est a priori pas une compétence utile.

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